Frais de notaire et droits d'enregistrement en 2026 : le guide région par région
Acheter un bien immobilier ne se limite jamais au prix affiché par le vendeur. Il faut aussi prévoir les frais liés à la transaction et au crédit — et ceux-ci varient sensiblement selon la région où se situe le bien. Voici un tour d'horizon actualisé pour 2026.
Deux types de frais à distinguer
- Les frais d'actes d'achat, qui incluent les droits d'enregistrement et diffèrent selon la région.
- Les frais d'actes de crédit, calculés en fonction du prêt hypothécaire, identiques quelle que soit la région. Ils comprennent les honoraires du notaire, les frais d'inscription hypothécaire et les frais administratifs.
Wallonie : 3 % sous conditions, 12,5 % sinon
Le taux réduit de 3 % s'applique aux primo-acquéreurs qui achètent leur résidence principale, à condition de :
- posséder une habitation unique,
- y établir sa résidence principale,
- réaliser l'acquisition en nom propre en tant que personne physique.
L'acheteur doit occuper le bien comme résidence principale pendant au moins trois ans. À défaut, c'est le taux standard de 12,5 % qui s'applique. Pour tous les autres acquéreurs, ce taux de 12,5 % est la règle.
Flandre : 2 % pour les primo-accédants
Depuis janvier 2025, le taux réduit pour les primo-accédants est passé de 3 % à 2 %. Le taux standard reste fixé à 12 % pour les résidences secondaires et les investissements locatifs. Pour bénéficier du taux réduit, l'acheteur doit s'installer dans le bien dans un délai de deux ans après l'achat.
Selon l'usage du bien, les taux flamands sont donc les suivants :
- habitation principale : 2 %
- bien de location, seconde résidence ou terrain : 12 %
Le taux réduit suppose que l'achat concerne un logement familial, en pleine propriété, constituant l'unique habitation de l'acquéreur — d'autres conditions spécifiques s'appliquent selon les cas.
Bruxelles : 12,5 %, avec un abattement significatif
À Bruxelles, le taux de droits d'enregistrement est fixé à 12,5 %. Les primo-acquéreurs qui achètent leur résidence principale bénéficient toutefois d'un abattement fiscal exonérant les premiers 200.000 € du prix — soit une économie pouvant atteindre 21.875 €.
Condition à respecter : occuper le bien comme résidence principale pendant au moins cinq ans, sous peine de devoir s'acquitter de la totalité des droits d'enregistrement.
Bon à savoir : dans certains cas, ce n'est pas le droit d'enregistrement qui s'applique mais la TVA (21 %, ou 6 % dans des cas limités) — notamment lorsque le bien est neuf (moins de 2 ans), vendu par un promoteur ou une entreprise soumise à la TVA, ou lorsque le bâtiment et le terrain sont vendus simultanément au même acquéreur.
Sources : Creditpolis, Chambre des notaires de Bruxelles, AV Immobilier, Notaire.be
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