Crédit hypothécaire en Belgique en 2026 : où en est le marché ?
Après une année 2025 particulièrement dynamique, le marché du crédit hypothécaire belge marque le pas en ce début d'année 2026. Les chiffres publiés par Febelfin permettent d'y voir plus clair, et de comprendre ce que cela signifie concrètement pour votre projet immobilier.
Un premier trimestre 2026 en retrait, mais toujours solide
Par rapport au premier trimestre 2025, les demandes de crédit hors refinancement ont reculé d'environ 8,4 %, et les montants octroyés d'environ 9,5 %. De quoi inquiéter ? Pas vraiment : ce trimestre reste l'un des meilleurs de la dernière décennie. La baisse s'explique surtout par un effet de comparaison : début 2025 avait été exceptionnel, porté par la réduction des droits d'enregistrement à 3 % en Wallonie et par des taux d'intérêt alors orientés à la baisse. En 2026, la tendance des taux s'est inversée, ce qui pèse mécaniquement sur la demande.
Ce qu'il faut en retenir : le marché se normalise après une période exceptionnelle, il ne s'effondre pas. C'est le moment de bien préparer son dossier pour rester dans les meilleures conditions disponibles.
La fiscalité immobilière a changé de logique
Autre évolution importante : les avantages fiscaux liés à l'achat immobilier ne dépendent plus du crédit hypothécaire lui-même. Ils s'appliquent désormais directement au moment de l'acte d'achat, via les droits d'enregistrement.
Concrètement :
- Le « chèque habitat » n'existe plus pour les nouvelles acquisitions.
- Le taux réduit ne concerne que l'achat d'une habitation propre et unique : 2 % en Flandre, 3 % en Wallonie.
- Pour les crédits en cours, c'est la date de signature du prêt qui détermine le régime applicable — un point essentiel à vérifier avant tout refinancement ou rachat de crédit.
D'autres pistes restent disponibles pour alléger la facture : l'Agence Immobilière Sociale (AIS) pour les logements à loyer modéré, l'exonération du précompte immobilier en Wallonie et à Bruxelles, une réduction d'impôt sur les travaux de rénovation, ou encore un taux de TVA réduit à 12 % pour la construction ou la rénovation lourde en Wallonie.
Ne pas oublier les frais initiaux
Au-delà du prix affiché, un projet immobilier implique toujours des frais additionnels :
- les droits d'enregistrement, calculés sur la partie non couverte par un abattement ;
- les honoraires du notaire pour l'acte de vente et l'acte de crédit ;
- divers frais administratifs et de dossier.
Bien anticiper ces coûts dès le départ évite les mauvaises surprises — et c'est précisément le rôle d'un courtier que de structurer le prêt pour les couvrir correctement.
Sources : Febelfin, MBC Credits
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